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lundi 16 juin 2014

Mémo de l'atelier Observer- Hacker - Masser LA MAIN du 14/06 @POOP, Paris

Samedi dernier j'ai animé un atelier de massage de la main lors du festival de hack et bidouille multidisciplinaire POOP du LOOP à Paris. Comme promis, pour mémoire et pour la curiosité et le bienveillant usage de toutes et tous, voici notés ici les principaux éléments de l'atelier. Notre site hackingwithcare.in étant en ce moment en maintenance suite à un incident, je le place ici, puis le remettrai de nouveau là-bas, où vous pourrez lire plus sur le POOP et bien sûr sur les autres aspects de l'initiative Hacking (with) Care, soin pour les communautés hackers et éthique du hack appliqué au champ du soin...


Avant toute chose, j'ai expliqué ce que, inspirée par l'informatique (!) j'appelle désormais le "handshake" en massage, ce moment initial très important, lors duquel s'établit la communication et que les corps / coeurs / esprits de l'un et l'autre partenaire s'accordent avant d'échanger par le toucher. Pour signifier cela, nous nous sommes offerts... des poignées de mains..!





Assis en rondes d'explorateurs et explorés, nous avons commencé par OBSERVER les mains...
Leur territoire... s'étend tout le long de l'avant bras jusqu'au coude, où s'insèrent certains des muscles aux commandes de la main... 
D'où une première déduction majeure: un bon massage de la main ne s'arrête pas au poignet !



Nous avons discuté des connaissances qui peuvent être collectées sur la main, des éléments d'anatomie pour comprendre sa "mécanique", mais aussi des qualités de la main de la personne massée, cela pour "déduire" ensuite, en se fiant beaucoup à nos sens, quels gestes pourront être bons en massage...




Nous avons observer la structure au niveau osseux, au niveau musculaire, et tendineux, et ainsi nous avons pris des repères (par exemples les têtes des os de l'avant bras, le nombre de phalanges dans les doigts, les "câbles" des tendons, les "ventres" des muscles...) 


Sans rentrer dans le détail d'une musculature riche et complexe permettant autant la force brute qu'une précision de pointe, nous avons identifié le groupe des extenseurs sur la face postérieure (p comme poilue) de la main, et le groupe des fléchisseurs sur la face antérieure. Ces deux zones antagonistes sont "séparées" d'un côté par la tranche de l'os ulna, de l'autre par le muscle brachio-radial (celui qui gonfle quand on presse son poing vers le haut sous une table). Nous avons aussi parlé de deux autres mouvements importants, la supination (porter la soupe), et la pronation (renverser la soupe). Nous avons vu que le système musculaire fonctionne avec des muscles antagonistes les uns aux autres (l'un travail, l'autre se détend) et des synergistes (un ensemble principal et des assistants). 

Pour sentir cela nous avons exploré en passif, et aussi en actif, c'est à dire en demandant au partenaire de bouger ou résister à des forces. 



Les observations de structure sont importantes pour comprendre 
- Comment on peut mobiliser, tenir, soutenir la main de la personne lorsqu'on la masse
- Comment on peut faire du bien en et ne pas faire de mal en suivant cette structure, os muscle tendons
- Comprendre comment différents éléments de structure seront massés différemment (par exemple le tendon beaucoup plus "résistant" moins irrigués et moins élastique qu'un muscle pourra être "scié" comme j'ai appelé, ou les os "poncés"...)
- Comprendre comment/pourquoi on a mal (par exemple une participante souffrait du syndrome de canal carpien
- Avoir des idées sur comment moins ou ne pas se faire mal, améliorer sa posture, ses usages... avec son clavier, sa souris, ses raccourcis qui finissent par raccourcir nos muscles toute la journée (éviter notamment une position maintenue de la main en supination ou pronation, privilégier l'alignement des structures et repos du poignet..). 



Quant aux qualités perceptibles sur la main du partenaire en particulier, il s'agissait de sentir des choses telles que:
- Y a t'il des réactions de plaisir ou de douleur selon ce que je fais, selon les endroits ? 
- La main est-elle chaude, froide ? Moite ? Quoi d'autre ?
- Comment la main droite est-elle différente de la gauche ? Où sont les muscles les plus toniques ? 
- Y a t'il des blessures auxquelles il faudra faire attention ? 
- La peau est elle sèche ? Très poilue ? (c'est intéressant pour le choix, et le dosage d'huile, il faut beaucoup plus d'huile sur une peau poilue !!)
- Comment sont les tissus ? Plutôt gonflés, plutôt dégonflés ? 
- Le bras, les articulations résistent-elles à nos mobilisations ? 
Tous ces éléments nous guident ensuite dans l'exécution d'un massage adapté à la personne, et pour cela, on peut souvent juste se faire confiance... Ainsi, une main froide nous donnera une envie de la frictionner, un avant-bras lourd aux tissus gonflés, chaud, "chargé" nous donnera envie de l'"essorer"... 

La personne qui était "explorée" était elle aussi, bien sûr, en situation d'observation, de son propre ressenti, vraie clé des champs pour un bon apprentissage et la réalisation d'un bon massage...Sentir en massage, c'est comprendre / apprendre... et bien souvent même ne pas oublier !

Et nous voyons comment OBSERVER a tendu logiquement vers HACKER modestement, la main, "ouvrir le capot" pour la comprendre (nous avons aussi ouvert un livre d'anatomie) et pouvoir déduire, inventer à partir de cela le MASSAGE qui suit...



Pour le massage nous avons vu une manière confortable et saine de s'assoir en préservant son dos (a.k.a le zafu sitting) avec épaules basses, et comment se placer avec son partenaire, et sécuriser dans sa main/avant bras dans les nôtres. La paume de sa main pouvait par exemple reposer sur notre genou. Pour faire bouger son bras sa main, toujours partir d'une articulation. Parfois une main masse, l'autre maintient, en alternance, et parfois nos deux mains massent en même temps...




J'ai fait une démo de quelques uns de mes mouvements préférés, un peu à la volée et dans le désordre (!) puis nous nous sommes laissés aller, et finalement cela a débouché sur un "protocole" créé le jour, avec le langage du jour, que je vous note ci-dessous: 

- Ouverture de la zone à l'huile, main avants bras, en grand mouvements amples et superficiels. Plusieurs fois. On fait tout minimum 3 fois, pour un bon ressenti et une bonne intégration (la personne est sure de ne pas halluciné sur votre bonté de geste). 
- Prise, et mobilisations, rotations douces, mais fermes, du poignet (une main tient, l'autre soutient) Optique un peu "diagnostique" (ambiance plutôt bras de fer avec la vie ? ou relax ? ou quoi?) 
- Remonter le long de l'avant bras entre les ventres des muscles extenseurs...départ au poignet entre les têtes des os, et terminus sur les tendons en hauts. 
- Descendre l'avant bras en "brûlures indiennes" (vous vous souvenez ce mouvement à l'école primaire ?), sortir en faisant le boa sur la main (anneau musculaire à une ou deux mains)
- Faire gentiment mais gaiement, sauter/danser l'articulation du poignet.
- Puis dans cette position, avec la pulpe d'un ou deux doigts, faire des cercles autour des têtes des os de l'avant bras.
- Scions du tendons sur le dos de la main. D'abord tous, puis un par un (doigt par doigt)
- Retourner la main, pour faire apparaître la paume, la tenir sécure comme j'ai montré avec les petits doigts dans les petits doigts
- Ecarter, lisser les eminences thénar, faire des cercles au centre... appuyer sur les coussinets..
- Pour terminer, improviser à partir de tout cela une manière de revenir au global après avoir fait du local (donc par exemple reprendre l'ouverture comme une fermeture) et repasser à du léger après avoir fait du profond. 
WAHOU. 

L'astuce bonus mise en commun : avec nos deux mains, solliciter l'articulation du poignet du partenaire dans de subtils mouvement en 8 - aaah le 8 :)

Précautions à prendre 
- Le point à éviter chez les femmes enceintes en acupression
- Toute pathologie ou inflammation, musculaire, tendineuse, osseuse. 
- Allergies aux ingrédients dans l'huile
- Blessures 
TOUJOURS demander avant, et aviser. Soit ne pas masser, soit masser léger et/ou pas longtemps, ou sans huiles etc. 

L'huile employée était L'huile de massage et soin biologique Muscles et Articulations de Florame, avec dedans, entre autres, de la gaulthérie, du bois de camphre, du genévrier...

Le livre d'exploration en anatomie était le très bon Trail guide to the body, de Andrew Biel (dont sont extraites la plupart des illustrations de ce post), disponible aussi en français en librairie, et aussi en datalove dans le pack ICI

MERCI à toutes et tous pour vos présences sympas et sagaces 

MERCI à toute l'équipe du POOP / LOOP pour ce beau festival.

Spécial Merci Big up Hug à Okhin, Meli, Bram 

Si je dis des bêtises et que vous savez les corriger, ou si vous voulez partager autre chose bienveillant, ou m'envoyer des bises, vous pouvez m'écrire à emily@hackingwithcare.in 

mardi 9 juillet 2013

Le stress des tongs



A la demande générale voici un post sur un stress possible de l'été : 
Les douleurs musculo-tendineuses et risques de blessure associés au port permanent de la tong. Après ce post il ne vous restera qu'à résoudre la question principale : Dude, where are my flip-flops ?

A savoir 



La tong est plate. Elle n'offre pas de soutien à la voute plantaire. A la longue, l'arche du pied peut fatiguer, avec des conséquences sur l'ensemble de la posture et donc du bien-être général. Des douleurs peuvent apparaître sous le pied et le talon, au niveau des tendons d'Achille, les genoux, le dos. Dans les cas extrêmes, il peut y avoir inflammation du fascia plantaire (lire plantar fasciitis). Les personnes qui souffrent déjà de cette condition devraient éviter de marcher en tongs. 

La tong ne tient pas la cheville. Le risque de foulure et autres blessures de la cheville est plus grand. 

La tong ne tient qu'à un fil. Les muscles qui contrôlent les orteils peuvent être sur-sollicités pour tenter de retenir leur chute. Comme les principaux muscles qui contrôlent le pied se localisent dans la jambe, des tensions peuvent apparaître dans celles-ci, notamment en avant. Des points de douleurs peuvent aussi apparaitre dans les mollets, par un jeu de compensation, si le poids du corps devient trop porté sur l'avant du pied. Trainer des pieds pour éviter d'agripper ses tongs avec les orteils n'est pas forcément une meilleure idée: On perd le bon déroulé de l'arche plantaire et cela peut nous renvoyer au point n°1. 

La tong ne couvre pas la peau. Attention aux coups de soleil. 

La tong ne protège pas contre la chute d'objets lourds, ni contre les coups. 

La tong glisse sur les sols glissants. Attention aux chutes au bord de la piscine. 

Conseils pour éviter le stress des tongs  

Choisir une tong à semelle souple, qui se déroule. Vous pouvez choisir une tong améliorée, avec un coussinet pour le talon, une arche pour la voûte, une bride à la cheville (mais est-ce encore LA tong ?). 
Ne pas faire de sport, de jardinage, de travaux lourds, ni aller à un concert punk en tong 
Couper ras les ongles des orteils 
Ne pas marcher trop loin trop longtemps 
Ne pas les porter non-stop, alterner avec d'autres chaussures (et/ou marcher pieds nus, si le terrain n'est pas dangereux) 

Remèdes

S'auto-masser la voute plantaire en passant son pied sur une balle de tennis (voilà un sport plus adapté)
A la plage marcher pieds nus (!) dans le sable pour un massage de la voute plantaire. Se planter les pieds à l'endroit où les vagues viennent casser sur le sable et profiter du fort pouvoir massant de l'eau de mer qui s'écrase sur vos tibias et se retire en vous secouant les mollets. Encore mieux si à la place du sable vous avez là des petits cailloux, pour un massage sensationnel des tendons d'Achille, et un son très relaxant, proche de celui des bâtons de pluie.  
Les étirements, en particulier s'agenouiller sur les orteils, le yoga 
Un massage pro, c'est toujours bien. 



Sources
Apma
Wetreatfeet 
Actu Santé 

mardi 7 mai 2013

Froncer les sourcils

On m'a demandé récemment "Qu'est-ce que je peux faire pour arrêter de froncer tout le temps les sourcils ?" 

Voici des éléments de réponse, à partir desquels on pourra penser des moyens pour froncer un peu moins des sourcils dans la vie. 

D'un point de vue physique, il est intéressant de commencer par localiser et connaître l'action des muscles du visage impliqués dans le froncement des sourcils. 



Les orbiculaires des yeux clignent, entre-ouvrent/ferment, plissent les yeux. Les corrugateurs du sourcil (ou muscles sourciliers) froncent les sourcils en les emmenant vers le bas et en dedans. Le muscle pyramidal du nez (ou muscle procerus) abaisse les sourcils pour les froncer. 

Une tension excessive dans ces muscles peut être la source de céphalées. 
Les tensions chroniques peuvent également former un "masque" musculaire, avec à la longue apparition de rides. Par "masque" j'entends un visage à l'expression quelque peu figée dans des tensions musculaires chroniques et au registre expressif limité. Le caractère de la personne (ses dispositions face à elle, aux autres, à la vie) peut jouer un rôle dans la formation de ce "masque" à côté d'autres facteurs sociaux et environnementaux (cette conception est directement inspirée de la perspective Reichienne, j'aborde la psychologie plus loin).  

Notons pour l'instant que ces muscles de la face sont souvent les premiers soumis aux injections de botox. La fonction de cette toxine est d'inhiber purement et simplement l'action des muscles "fronceurs" de sourcils (la contrepartie est une diminution du potentiel expressif du visage, et un autre effet de masque). C'est une manière radicale (non sans risques) de résoudre le problème, mais ce n'est pas la réponse que la personne qui m'a interrogée attendait. 

Afin de déboucher sur d'autres procédés, étudions quelques facteurs susceptibles de créer un excès de tension dans ces muscles. Ils sont physiques, sociaux, environnementaux, et/ou psychologiques, et peuvent très bien se cumuler voire se renforcer les uns les autres. 

Il y a ceux liés à la santé: 
- Troubles visuels non corrigés (je fronce les sourcils dans mon effort pour accommoder ma vision). 
- Sinusite chronique (la congestion, les douleurs, les réflexes d'éternuement mettent cette zone de mon visage dans un état de tension quasi permanente) 
Fatigue générale (je suis trop fatigué pour accommoder mon regard, faire le point, je dois forcer mon regard) 

Il y a ceux liés au travail (type de tâche et conditions): 
- Tâche avec focalisation prolongée, toujours plus ou moins à la même distance visuelle, par exemple sur écran (je scotche).  
- Problèmes de luminosité, trop grande, trop faible, ou avec contrastes conflictuels (je me protège de l'éblouissement, ou bien, je cherche à discerner un texte malgré le contre-jour ou les reflets...) 

- Stress environnementaux (bruits, courants d'air, mauvaises odeurs). Si la personne est occupée à une tâche, ces stress peuvent causer une gêne à la concentration et/ou un excès de vigilance qui mettra le visage en tension et durcira les traits (je suis gêné dans mon travail donc je dois me "sur-concentrer"). Ces stress peuvent passer "inaperçus" alors même qu'ils sont perçus (en témoignent les tensions), ou bien ils peuvent être "niés" par la personne obnubilée (ou pressurisée) par la tâche à accomplir. Le temps de tension qui devait être bref semble alors s'éterniser. Le vent tourne et les muscles restent ainsi. Ou presque. 

Les derniers éléments considérés ensemble se rapportent à l'ergonomie du poste de travail, incluant la posture du corps, la forme et le positionnement du mobilier et des accessoires, les questions de luminosité et de contraste, ainsi que d'autres facteurs d'ambiance. Nous pensons aux employés de bureaux, mais tous les métiers, par exemple un conducteur de camions, un représentant qui passe beaucoup de temps en voiture, pourront avoir les mêmes critères à étudier. Notons qu'une mauvaise posture au travail peut communiquer son lot de tensions et de douleurs jusqu'à entre les sourcils. Les tensions cascadent souvent en chaine... 



D'un point de vue psychologique, des sensations nous traversent, des émotions, des sentiments, des pensées nous animent qui sont aussi (plus ou moins) exprimés physiquement. Elles sont interprétées comme une partition par des groupes de muscles dans le corps, en particulier par les muscles du visage, mais pas seulement. Le visage exprime aux autres qui nous sommes, ce que nous ressentons avec (idéalement) beaucoup de plasticité. Il est en quelque sorte le seuil de notre porte, une surface de réception (il concentre nos sens) et d'échanges avec les autres.  

Les sourcils froncés peuvent exprimer le doute, l'inquiétude, la tristesse, le mécontentement, la difficulté, la douleur, la colère, l'agressivité, etc. Ils communiquent quelque chose de nous sur le moment. Cette expression faciale peut servir à interpeller l'autre relativement à une émotion, mise en relief par la mimique (vois comme je boude), à appuyer une intention dans l'échange avec l'autre (vois comme je t'écoute attentivement OU j'entends mais je doute fortement de ce que tu es en train de dire), voire à feindre l'une ou autre (je fais mine de bouder pour t'attendrir OU je te fais voir que j'écoute attentivement mais en réalité je suis absent), à maintenir l'autre à distance (je ne suis pas ouvert/disponible), à intimider, à tenir en respect les autres (je suis potentiellement agressif) voire à les dominer (tu n'as aucune chance contre moi), etc. 

Par exemple au travail, nous pouvons envisager qu'en open-space, où les territoires de chacun ne sont que mollement délimités, froncer les sourcils la plupart du temps présente l'avantage de faire respecter son périmètre et permet de se garder des intrusions perturbatrices par les collègues. C'est en quelque sorte une solution fonctionnelle, un moyen de fermer boutique. Un parent qui ne souhaite pas être dérangé par ses enfants pendant le film du soir pourra vêtir cette même expression pour faire rideau... 




Notons qu'une expression faciale telle ne vient jamais seule. Elle est souvent un élément dans une posture globale, nous le savons, le corps tout entier exprime quelque chose. Les tensions de la face ont des tensions complices, associées dans tout le corps, même à distance. Ainsi quelqu'un qui veut s'affirmer en situation de force pourra communiquer cette ferme intention par une expression sur le visage, ainsi que par une posture droite, un torse bombé, les jambes légèrement écartées, les deux pieds ancrés dans le sol...

Mais dans quelle mesure une expression, qui aurait pu n'être qu'éphémère, devient-elle pratiquement acquise, comme une partie émergée d'un trait de caractère plus profond ? 

Par exemple, en ce qui concerne le froncement de sourcils: s'il m'importe beaucoup d'être perçu(e) comme quelqu'un d'attentif/ve à l'autre, ou bien encore comme quelqu'un de vraiment rationnel, de méthodique, et si je tiens à me définir ainsi, serai-je vraiment surpris(e) de constater que mes muscles insistent, ou disons, soulignent ce trait sur mon visage ? Si je ne connais que les soucis, devrais-je m'étonner qu'il me soit difficile de construire une autre expression ? Comment puis je éventuellement constater que froncer les sourcils me correspond,  "va plutôt bien" à ma personnalité ? 

En conclusion, pour cesser de froncer les sourcils tout le temps, sans botox, on peut d'abord prendre en considération l'ensemble de ces facteurs, et par exemple progresser vers les aspects psychologiques après avoir dans un premier temps identifié et agit sur les facteurs les plus "évidents". 

Quelques pistes / méthodes à explorer: 

- Explorer d'abord et traiter si besoin les causes physiques (rendez-vous chez l'ophtalmologiste  etc.). 
- Faire un "audit" de l'ergonomie de son poste de travail, et/ou de tout autre poste de la vie quotidienne où l'on a remarqué que le froncement de sourcils est aggravé, pour des raisons extérieures, et l'améliorer si besoin. 
- Prendre conscience de la fonction communicante de notre expression faciale, de son versant psychologique, l'observer sur soi en action. 
Il s'agit de se prendre "en flagrant délit" de froncer les sourcils le plus souvent possible, afin d'avoir une petite idée de ce qu'il se passe. Comment je me sens quand je fronce les sourcils ? Quand est-ce que je fronce les sourcils ? En présence de qui ? Pour signifier quoi ? Qu'est ce que ça m'apporte (est-ce que ça marche ?)? Ces observations pourront inspirer à chacun(e) des réajustements, des prises de conscience qui peuvent aider à infléchir la tendance tenace. 
- Pour contrer la tendance à froncer les sourcils, chaque fois que l'on se surprend en flagrant moment de le faire, on pensera à observer également la tension générale dans tout son corps. Consciemment, on relâchera la tension dans les yeux, le front bien sûr, mais aussi dans tous les muscles que l'on aura senti impliqués dans cette posture/disposition globale. En effet, si le froncement de sourcils participe d'une attitude envers quelqu'un ou quelque chose, il y a fort à parier que cette disposition n'est pas présente seulement au niveau des muscles de la face, mais aussi des autres muscles de tout le corps (jusque dans les orteils du pied). Relâcher seulement les muscles servant à froncer les sourcils n'aura qu'un résultat limité, puisque rapidement, la tension présente dans le reste du corps (par exemple les épaules) leur sera de nouveau communiquée. 
- Dans le cas où les facteurs psychologiques se révèlent très importants, et le froncement de sourcils comme le sommet d'un iceberg qui pris dans son ensemble représente un important gisement de changements positifs, on peut envisager l'accompagnement dans une psychothérapie. 
- Pratiquer régulièrement l'inverse, la contre-posture (tous les jours si il le faut). Cela dans des petits exercices de yoga de la face et des yeux (qui consistent notamment à entrainer son regard en suivant son pouce dans les quatre directions de l'espace, ou bien encore à contempler l'horizon, ou bien encore à grimacer comme le lion, sourcils dressés etc.) 
- Pratiquer des exercices de relaxation globale. 
- Faire des vraies pauses. Se reposer, dormir suffisamment 
- S'auto-masser, dans le sens des fibres musculaires (voir le schéma ci dessus) ou au contraire saisir, se pincer les muscles, décoller les tensions. 
- Se faire masser, visage et crâne (comme dans le kobido, voir mon menu) et/ou tout le corps. Mais un massage des pieds peut aussi très bien déplisser le front.  

Artwork: 
Jody Borton 

jeudi 11 avril 2013

Variations autour de la main


Sur le site de la revue National Geographic, voici un joli article (en anglais) intitulé THE COMMON HAND de Carl Zimmer, illustré par Bryan Christie

"La main est le lieu où le monde de l'esprit et le monde extérieur se rencontrent". 
Point de contact, médiatrice de toutes les interactions... Les humains auraient beau avoir eu l'"esprit", sans la main il n'y aurait pas eu tant de réalisations. Son anatomie extraordinaire en fait un outil capable d'exercer la plus grande précision, la douceur, comme la force brute. Le pouce à lui seul est contrôlé par 9 muscle distincts. Certains muscles prennent leurs insertions sur les os de la main, d'autres au contraire projettent jusque dans le bras - c'est pourquoi en massage, nous ne nous arrêtons pas au poignet...

elephant
L'intérêt de l'article est surtout de montrer la stabilité de cette forme à 5 doigts à travers le règne animal. Ceci n'échappa pas à Charles Darwin à l'époque où il rédigea l'Origine des espèces... "La main de l'humain pour saisir, celle de la taupe pour creuser, de la chauve-souris pour voler..." Coincidence ? Pas vraiment. L'hypothèse - "validée" depuis par les générations suivantes de chercheurs (dont nos contemporains généticiens...) est que les mains auraient toutes évoluées à partir de la même main, ou plus exactement, à partir de la nageoire costaud d'un ancêtre commun, un poisson-poumon, ancêtre de l'actuel poisson-poumon ou Dipneuste.  

grenouille

Plus d'images dans le diaporama d'illustrations ici  

jeudi 21 mars 2013

FELIZ PRIMAVERA



ANATOMIE PRINTANIÈRE !

Image: Ben Giles 

lundi 18 mars 2013

Anatomia da ressaca - Hangover anatomy


vendredi 1 mars 2013

boîte à outils - toolbox

Une bonne bibliothèque complète souvent une bonne pratique !
Sélection de livres dans la page dédiée





mardi 22 janvier 2013

JUAN GATTI anatomie tropicale










lundi 14 janvier 2013

talons hauts & conséquences (suite)


Des connaissances élémentaires en anatomie ainsi que sur les stress et pathologies communes forment la base d'un massage de bien-être adapté au corps rencontré, quand bien même il ne s'agit pas de prendre en charge des pathologies. Elles permettent aussi, à l'occasion d'une séance, de communiquer à la personne des informations générales et/ou de prévention utiles pour son bien-être global, et de la réorienter, le cas échéant, vers des spécialistes lorsque une pathologie est présente qui demande un soin professionnel particulier.

En ce qui concerne le pied, la jambe, et à partir de là, le corps entier, voici donc encore quelques précisions en images sur les stress musculaires, tendineux, osseux, causés par le port prolongé de talons hauts, ainsi que leurs conséquences sur la posture, le bien-être et la santé globale. Focus point par point, à partir de ce document graphique *


GENOU: La marche en talons place un excès de force sur l'intérieur du genou, où l'ostéoporose est fréquente chez les femmes. Une étude a montré que la pression dans le genou augmente de 26% lors du port de talons hauts. 
POSTURE: La masse corporelle est déplacée vers l'avant, le bon alignement des hanches et de la colonne vertébrale est modifié. 
PRESSION : Plus les talons sont hauts, plus la pression exercée sur l'avant du pied est importante. 



MOLLET: Les muscles des mollets se contractent et s'ajustent à l'angle donné par les talons, ils peuvent "raccourcir"
TENDON D'ACHILLE: Lorsque l'avant du pied plonge par rapport au talon, le tendon d'Achille se tend. Plus les chaussures sont hautes, plus le tendons d'achille raccourcit, causant de la douleur dans le talon. 



OIGNONS: Des chaussures aux pointes trop étroites peuvent être la cause de croissance osseuse à la base du gros orteil, le contraignant à s'incliner vers les autres, ce qui peut provoquer de la douleur. 


NÉVROME DE MORTON: La hauteur des talons et l'étroitesse des chaussures peuvent favoriser le développement d'un Névrome de Morton soit une "enflure du tissu de cicatrisation autour des nerfs des doigts de pied qui provoque une vive douleur, généralement entre le 3ème et le 4ème orteil. "


ORTEILS EN MARTEAU: Des pointes de chaussures étroites poussent les petits orteils dans une position repliée. Au bout d'un moment, les muscles des orteils ne parviennent plus à s'allonger, même hors de la chaussure. 


SYNDROME DE HAGLUND : La coque rigide des chaussures et/ou les lanières peuvent irriter le talon, jusqu'à provoquer une malformation osseuse du calcaneum. 
BLESSURES DE LA CHEVILLE: Le port de talons hauts rend l'équilibre plus précaire, augmentant les risques de torsions, chutes, blessures. 
MÉTATARSALGIES: En talons hauts le poids du corps est redistribué vers l'avant, de sorte que le port prolongé de talons peut entrainer des douleurs dans les articulations de l'avant du pied. 

* Effects of high heels on body - graphic report by Brenna Maloney, Washington post. Sources: American Academy of Orthopaedic Surgeons, American Apparel and Footwear Association, American Orthopaedic Foot and Ankle Society, Society of  Chiropodists and Podiatrists, "Women's shoes and knee osteoarthritis" by D. Casey Kerrigan, Jennifer L. Lelas, Mark E. Karvosky, The lancet 2001:357:1097-1098.  

vendredi 14 décembre 2012

Un peu de posturologie...


... Ou pourquoi il est bon, fille à talons, d'alterner avec des chaussures plates...

Les informations et l'image ci dessus sont en grande partie extraites de l'article disponible sur ici sur le posturology blog

Dans la démarche "normale" le pied ouvre son pas par le talon, puis se déroule en suivant la voûte plantaire jusqu'à l'avant du pied, le gros orteil étant le dernier à décoller du sol pour clore le pas. Le port de talons hauts résulte en une accélération de ce mouvement de l'arrière vers l'avant du pied, avec un déroulé moindre de la voûte, une plus petite amplitude de pas, et un transfert du poids du corps accentué de l'arrière à l'avant du pied. Lorsque les talons hauts sont privilégiés sur une période de plus de dix mois, les fascias des membres inférieurs (gaines de tissu conjonctif qui enveloppent les muscles) s'adaptent (tant bien que mal aux aléas de cette démarche), ce qui a ensuite des conséquences sur la posture et le bien être global, tout étant lié, le long d'une chaine "montante" que l'on pourrait qualifiée de "traumatique". Il devient même, pour certaines personnes, paradoxalement plus inconfortable de marcher pieds nus qu'avec des talons, tant l'architecture inférieure s'est modifiée pour compenser cette bizarre habitude. Les posturologues nomment cela "pied fixé" / "fixated foot".
Il est donc vivement conseillé d'alterner sa marche avec des chaussures plates, à tout le moins d'envoyer valser ses talons dès la porte de chez soi franchie, pour dérouler amplement ses plantes de pieds dans le salon. On peut ajouter aussi des étirements de la voute plantaire, par exemple, en s'agenouillant sur ses orteils, talons contre les fesses... Et bien sûr des massages.

art by Julie Rrap




lundi 24 septembre 2012

Heart Dance - Dança do Coração

Gil Hedley se définit comme un "somanaut",  explorateur de l'intérieur du corps humain. Dans cette vidéo, il propose une danse centrée sur le coeur pour illustrer la circulation du sang à travers tout le corps, sans oublier le passage oxygénant par les poumons. Un exposé d'anatomie vivant.


Gil Hedley se define como um "somanaut", explorador do interior do corpo humano. Nessa video, ele propõe uma dança centrada sobre o coração para ilustrar a circulação do sangue através do corpo, sem escolher a passagem pelos pulmões para a oxigenação. Uma apresentação de anatomia em vivo.

vendredi 22 juin 2012

écoute cranienne - escuta do crânio



" L'intérieur du crane est en relation avec l'extérieur et inversement, un paramètre peut donc influencer l'autre. Il sera nécessaire pour une écoute intracranienne de se "projeter" à l'intérieur du crane" (Serge Paoletti, Les fascias, éditions Sully 2011)

Pour écouter le corps, se projeter dedans. Apprendre, collectionner et consulter des images, se familiariser avec l'anatomie, pratiquer la visualisation. Toucher.

O exterior do crânio funciona em relação com o seu interior, se influeciam. 
Para ouvir bem o interior do crânio, e necessário projetar-se dentro. 




mercredi 20 juin 2012

melon melão




Pendant une séance d'ostéopathie crânienne, j'ai la vision agréable d'un melon en coupe.
Sans doutes à mesure du travail, comme les "adhérences" et les tensions fondent sous le toucher attentif et subtile de S., que la mobilité revient dans cette zone, il m'est possible de sentir les différentes couches de mon crâne, interdépendantes, dynamiques. 

La vision du melon se forme dans la convergence d'une action mécanique et d'un spectre de sensations. Elle valide un ressenti, me signale la transition achevée d'un état de tension à un autre, plus souple et plus harmonieux.
Peau, fibre, chair, pépins...Os, méninges, substance blanche, noyaux gris... C'est aussi pour moi une analogie instructive, à la découverte de l'anatomie crânienne. L'image du melon ancre mon expérience et mon apprentissage, elle pourra à sa manière me guider vers une perception et une pratique plus fine du massage de cette zone, que je travaille souvent moi aussi.

Durante uma sessão de osteopathia do crânio, vejo a imagem dum melão cortado. E muito agradável. Me parece que esta imagem vem porque começo a sentir as diferentes espessuras/ camadas do meu crânio, relaxando-se abaixo da pele, e começo a sentir-lhes mexer. A sensação e muito subtil, a imagem me ajuda, vem para ajudar-me sentir E memorizar a sensaçaõ. Tambem e interessante porque a imagem do melão funciona como uma analogia informativa. Pode ajudar-me aprender a anatomia do cranio. De facto, entender = sentir.


dimanche 12 février 2012

ESTA FRIO !!

Esta frio ! Mas sabe precisamente o que acontece, no corpo, quando este tem frio?
Pode ler algumas respostas neste livro digital (em inglês) sobre fisiologia humana e escrito por Paulev Zubieta, capitulo 21 : Thermo regulation, temperature and radiation.

Quando esta com frio, parece que o seu corpo quase encolhe até ao centro. Vai entender ô porque da sensaçoe, às vezes dolorosa, de se sentir tolhido (a)

Seguem-se algumas citações:


Definitions :

Body core consists of the thermoregulated deeper parts of the body and the proximal extremity portions of warm-blooded animals including man 
 
Body shell refers to those outer parts of the body (skin and subcutaneous tissue) that change temperature at cold exposure.



Cutaneous vasoconstriction lowers skin temperature, and thereby reduces the conductive-convective heat loss that is determined by the temperature gradient from the skin surface to the environment. Cutaneous vasoconstriction directs the peripheral venous blood back to the body core through the deep veins and the commitant veins. These veins are located around the arteries with warm blood, so that the venous blood receives part of the heat energy from the arterial blood - so-called counter current heat exchange. The vasoconstriction is so effective, that the bloodflow through the arterio-venous anastomoses in the fingers and toes can fall to below one percent of the flow at normal temperature. The cooling of the shell is immediate, and the size of the shell increases. Obviously, the shell is large for a naked person in cold air. The resistance vessels of the hands may open periodically to nourish the tissues, but the high viscosity of the cold blood can endanger the tissue nutrition and result in trench foot.
The arterio-venous shunts of the hands and feet are closed, so the bloodflow to the limbs is a nutritive minimum.
The deep arteries and veins of the limbs lie in parallel, so the arterial bloodflow loses heat to the incoming venous blood partially surrounding the arteries (Fig. 21-5). This is a typical counter-current heat exchange. In a cold environment, where vasoconstriction and heat exchange produces cold extremities, the total insulation is increased at the expense of reduced neuromuscular efficiency.
human arm



jeudi 11 novembre 2010

Les muscles serpents constricteurs de la respiration

Retour de stage en massages biodynamiques, avec Biopulse à Avignon, pour un weekend de travail centré sur la Respiration, son apprivoisement, les méthodes pour favoriser son expansion, et

Parmi les techniques transmises, le massage que les thérapeutes en psychologie biodynamique nomment, tout simplement, et fort à propos, le massage des muscles constricteurs de la respiration.




Comment pour moi ne pas penser immédiatement à la superbe famille des serpents constricteurs, boa, anaconda et autres pythons, qui, plutôt que de venin, se servent de leur puissante musculature tout de long pour enserrer et étouffer leurs proies. Cette image entre parfaitement en résonance avec l'intention de ce massage, redonner de la capacité respiratoire, là où trop souvent nos muscles, rabougris, noués par les mauvaises habitudes, le stress, les blocages empilés, la réduisent. Images de serpents qui s'était déjà formée dans mon esprit, lorsque mes mains entraient en contact avec des dos, des ventres, des cages thoraciques qui me semblaient avoir justement une sorte de qualité de corps de serpent, dense, noueuse, serrée, impénétrable et rebondissante, un corps appelant une forme singulière d'apprivoisement plutôt que de lutte (on ne tranche pas droit dans le serpent enroulé, même à la machette, m'a expliqué un jour un indien - évidemment je n'ai pas vérifié, mais cela me parle). Me voici donc formée à une méthode qui accompagnera et encadrera désormais main dans la main mes intuitions imagées. Cela me montre aussi, une fois de plus, que les images spontanées qui se forment pendant un travail, sont parfois, souvent, plus que cohérentes, et deviennent de subtils mais tangibles guides pour adopter le toucher juste. Merci en passant à mes amis les serpents de toutes espèces, qui ne seront pas offensés de servir ici de modèle à une technique.

mercredi 22 septembre 2010

mon syndrome du bras droit



Je suis depuis peu l'assistante, le bras droit. Je met en oeuvre chaque jour une panoplie nouvelle de gestes précis exécutés à la minute pour seconder ma supérieure. Mon bras droit est opérationnel en permanence, ne se repose pas, le long de mon corps qui lui même se désaxe prenant tout le stress par la face forte, mon bras droit est toujours sur le qui vive, dans les airs, ni tout à fait en haut ni tout à fait en bas, en avant, prêt à répondre au téléphone, tendre un instrument, ranger un bidon, carder un outil minuscule en y appliquant une force maximale, parce que le geste, nouveau, est encore mal maîtrisé. Je dois assurer. Rattraper illico tout ce qui loupe ou manque de louper, ne loupe pas mais aurait pu. L'inquiétude de bien faire achève d'endolorir la région dans la crispation. A en juger aujourd'hui par la nature des douleurs en bouquet autour d'articulation de mon épaule droite, référées sur le bras, au milieu du dos, je comprends : les muscles de la coiffe des rotateurs trinquent ( ce qu'ils feraient d'ailleurs en d'autres circonstances). Bon. Le constat est fait. Maintenant: un massage m'a fait du bien (encore!), des étirements, corriger ma posture au travail un petit peu plus tous les jours, prendre conscience et confiance, marquer des pauses, bien m'hydrater, un peu de jus de citron, et pas trop d'ordi, hein, parce que cliquer cliquer cliquer sur la souris, le bras mal calé sur un bout de table, ça ne risque pas de m'arranger.

vendredi 30 juillet 2010

steadycam



" Quand les cinéastes doivent tourner une scène pour laquelle la caméra se déplace, soit sur le dos d'un cadreur, soit sur un chariot, ils utilisent un appareil appelé Steadycam qui permet d'éviter le transfert des mouvements à la caméra. il doit nécessairement exister une coordination similaire entre les parties supérieure et inférieure de notre corps quand on accomplit des mouvements complexes des yeux et des mains tout en courant ou en montant à cheval, et les membres inférieurs doivent rester stables quand on effectue des mouvements des mains. Outre sa participation à l'inclinaison latérale, le carré des lombes permet ce contrôle. C'est la raison pour laquelle les atteintes du carré des lombes sont si fréquentes chez les cavaliers, les adeptes du kayak, les golfeurs et chez quiconque a des activités impliquant une séparation des mouvements entre les parties supérieure et inférieure du corps" 

Massothérapie clinique, J.H. Clay & D.M. Pounds, éditions Maloine, 2008

vendredi 28 mai 2010

les êtres-cerveaux

Créatures dessinées par Junko Mizuno, dans l'univers halluciné de Pure trance...

Pure trance, Junko Mizuno, éditions imho 2006

vendredi 19 mars 2010

zone anatomo-stratégique


Les détroits sont des passages naturels resserrés entre deux côtes faisant communiquer des étendues maritimes ou lacustres, des espaces de vie. Les détroits de la femme représentés ci dessus sont des illustrations extraites du livre de Blandine Calais Germain, Le périnée féminin et l'accouchement, éléments d'anatomie-applications pratiques, éditions DesIris, 2000.